Découvrez le métier de inséminateur.rice

L’inséminateur est un spécialiste de la reproduction des animaux. Pour devenir inséminateur, il faut suivre des formations professionnelles précises.

Descriptif du métier

Le secteur de l’élevage est riche de nombreux métiers. L’inséminateur est un travailleur salarié d’un centre d’insémination coopératif ou privé, agréé par le Ministère de l’Agriculture, spécialisé dans les opérations d’insémination animale pour gérer la reproduction du troupeau de l’éleveur.

Sa profession repose sur quatre grands piliers :
  1. Gérer la reproduction des animaux de l’éleveur,
  2. Réaliser l’acte d’insémination sur les bovins, ovins, caprins…
  3. Conseiller les éleveurs sur le volet génétique et accouplement, pour assurer une bonne descendance,
  4. Diagnostiquer les causes ou les facteurs de risque de l’infertilité animale.

Dans cette fiche métier, nous proposons une présentation complète de la profession d’inséminateur. Des mission,s en passant par les qualités requises et les formations y donnant accès, vous saurez tout à propos du métier d’inséminateur.

L’inséminateur : qui est-ce ?

L’inséminateur est employé par les entreprises spécialisées dans l’insémination animale. Il travaille sous la hiérarchie du directeur. Travailleur autonome et agent de terrain, ce professionnel s’occupe personnellement de la gestion de sa tournée et de l’organisation de son emploi du temps en collaboration avec ses collègues.

Que fait l’inséminateur ?

L’inséminateur met ses compétences au service des éleveurs pour les aider dans la gestion de l’accouplement de leur bovins, ovins ou caprins. Pour remplir cette mission fondamentale de sa profession, l’inséminateur réalise plusieurs actions.

En effet, l’inséminateur s’occupe des tâches suivantes :
  • Assurer l’optimisation des moyens de dépistage des chaleurs chez les vaches afin de situer le moment idéal des inséminations et la réussite de celles-ci ;
  • Il participe aux programmes de maîtrise des cycles par la synchronisation des chaleurs en vue de regrouper les naissances ;
  • Réaliser des échographies sur les animaux entre 60 et 75 jours pour sexer les embryons ;

Dans le souci d’être apte et toujours prêt pour ces types d’opérations, l’inséminateur peut prendre part à des formations spécialisées afin de renforcer ses capacités. Ce module de formation vise principalement la connaissance approfondie des techniques qui conduisent au regroupement des naissances. À ce domaine de formation s’ajoutent les techniques de transmigration des embryons et de mise en place des embryons surgelés.

Le plus grand chantier de l’inséminateur est la réalisation des opérations d’insémination. Selon des études statistiques, annuellement, l’inséminateur réalise près de 5000 inséminations animales. C’est un acte certes rapide, mais réfléchi et délicat.

Son objectif est d’assurer la longévité de certaines races ou lignées d’animaux dans le temps. Elle se concrétise par l’injection de semences mâles sélectionnées à la sortie du col de l’utérus de la femelle.

En effet, pour inséminer, le professionnel procède de la manière suivante :
  • Il choisit le mâle donneur des semences en se basant sur la particularité de chaque femelle ;
  • Ensuite, il procède à la vérification complète de l’identité de la femelle qui doit subir l’acte d’insémination.
  • Il identifie la paillette de semence congelée qui sera utilisée au cours de l’insémination (1er maillon de la traçabilité de la semence) ;
  • L’inséminateur s’assure que la femelle est en mesure de supporter l’acte d’insémination programmée en vérifiant son état de forme, son rythme cardiaque et d’autres détails de santé déterminants ;
  • Ensuite, l’inséminateur s’occupe de la partie pratique de l’insémination. Pour ce faire, il utilise une seringue à pistolet pour déposer les spermes conservés au niveau du vagin (à la sortie du col de l’utérus précisément) de la femelle à inséminer ;
  • Au bout de 35 jours, l’inséminateur est tenu d’établir un diagnostic prématuré de gestation en faisant une échographie sur la femelle inséminée ;
  • Au bout du 90e jour, il procède à la réalisation d’un deuxième diagnostic pour établir la réussite totale de la gestation. Cette fois-ci, l’inséminateur ne pratique pas une échographie sur l’animal. Il utilise plutôt le procédé de la palpation pour déterminer si la gestation a effectivement eu lieu ;

L’inséminateur a une fonction de conseiller et d’analyste sur le plan de la génétique et de l’accouplement des animaux car :

  • Il se charge d’analyser scrupuleusement le bilan génétique des animaux dont dispose l’éleveur ou le fermier ;
  • Il examine les points cruciaux incontournables à l’insémination comme la valeur génétique de l’animal et ses données morphologiques. Il répertorie soigneusement les points forts et les points faibles de chaque animal du troupeau ;
  • Il choisi la méthode d’accouplement approprié parmi les options disponibles, tout en ayant à cœur les buts fixés par le fermier.
  • Pour la bonne marche de l’insémination, il se charge des détails liés à l’achat de semences de bonne qualité et au stockage adéquat des semences acquises.

Autres appellations

  • Technicien inséminateur

Savoir-faire & savoir-être

L’inséminateur doit jouir d’un maximum de connaissances et de qualités pour réussir dans son domaine. Il doit alors :

  • Avoir de solides connaissances dans le domaine de la génétique, de l’anatomie animale et de la procréation des animaux ;
  • Maîtriser l’art de manipuler les animaux dans le respect du bien-être animal ;
  • Savoir se remettre en cause et apprendre continuellement ;
  • Savoir discuter aisément pour prodiguer des conseils et apprécier les rapports humains ;
  • Tisser des relations de confiance et cordiales sur le long terme avec les éleveurs.

Les formations qui mènent à ce métier

Pour devenir inséminateur, il faut avoir suivi des formations professionnelles ou diplômantes nécessaires à l’exercice de la profession. Il s’agit, entre autres, de :

  • Licence pro en productions animales ;
  • Licence pro en métiers du Conseil en élevage option parcours lait ;
  • BTS en Analyse, conduite et stratégie de l’entreprise agricole ;
  • Certificat d’aptitude aux fonctions de technicien d’insémination (CAFTI) ;
  • Licence pro en Génétique et développement de l’élevage.